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Un territoire d’une importance majeure au niveau de la faune et de la flore

Le territoire possède différentes caractéristiques
Situé à cheval sur deux zones biogéographiques (méditerranéenne et atlantique), un contexte géologique et lithologique complexe, un réseau de cours d’eau méditerranéens d’excellente qualité en lien avec un réseau souterrain karstique omniprésent, le territoire génère une grande variété de conditions écologiques comportant des milieux à fortes contraintes (crêtes ventées, parois rocheuses, éboulis, pelouses méditerranéennes arides…). Il en résulte une exceptionnelle biodiversité aux enjeux de conservation très fort, avec la présence d’espèces spécialisées, endémiques pyrénéennes et de taxons ibériques en limite d’aire de répartition.

Une richesse botanique exceptionnelle

14 % des espèces relevées sont d’intérêt patrimonial (entrant dans une protection nationale et/ou régionale, Directive Habitats faune-flore, Livre rouge de la flore menacée, espèce déterminante ZNIEFF, Plan National d’Action, espèce SCAP…). Parmi ces espèces figurent :

Ophrys tenthrède - © D. Vizcaino {JPEG} Gagée des prés (Gagea pratensis) - © C. Plassart {JPEG}
  • 75 espèces d’orchidées dont 16 d’intérêt patrimonial et 8 protégées en France.
    Exemple : Ophrys tenthrède (Ophrys tenthredinifera), Orchis de Corse (Dactylorhiza insularis) ou encore Orchis conique (Neotinea conica)
  • 6 espèces de Gagées, toutes protégées en France dont la très rare Gagée des champs (Gagea villosa)
  • des espèces à aire de répartition très étroite : Cyclamen des Baléares (Cyclamen balearicum), Saxifrage des Corbières (Saxifraga fragilis subsp. fragilis) ou encore l’Érodium fétide (Erodium foetidum)

Une richesse de l’avifaune qui a peu d’équivalent en France

Cette richesse vient encore une fois de la grande diversité des habitats permettant à de nombreux cortèges de se développer (dont 3 principaux) :
Vautour fauve - © L. Geidel {JPEG}

  • Espèces des habitats ouverts, semi-ouverts, pelouses et garrigues méditerranéennes, liées aussi à une mosaïque des milieux (vigne, pâturage…) :
    Alouette calandrelle, Bruant ortolan, Cochevis de Thékla (très rare en France), Engoulevent d’Europe…
  • Espèces des habitats rupestres (falaises, parois rocheuses…) notamment les 16 rapaces nicheurs comme le très rare Aigle de Bonelli, Aigle royal, Faucon pèlerin, Grand-Duc ou Vautour fauve…
  • Espèces liées aux habitats forestiers et pelouses d’altitude :
    Grand Tétras, Chouette de Tengmalm, Pic noir…

Des milieux aquatiques et zones humides synonyme d’une rare biodiversité

2 espèces de mammifères aquatiques emblématiques :
Desman des Pyrénées - David Perez, GFDL ou CC BY 3.0, Wikimedia Commons {JPEG}

  • Desman des Pyrénées (Galemys pyrenaicus), espèce endémique de la chaîne pyrénéenne
  • Loutre d’Europe (Lutra lutra)

Des amphibiens à enjeux 1 :

  • Grenouille de Graf/Perez (Pelophylax kl. grafi)
  • Pélobate cultripède (Pelobates cultripes)
  • Calotriton des Pyrénées (Calotriton asper)

Des poissons et écrevisses :
caractéristiques des cours d’eau méditerranéens bien préservés comme le Barbeau méridional, la Truite de rivières, l’Anguille et l’Écrevisse à pattes blanches.

Les autres groupes faunistiques… des enjeux forts de conservation

Des reptiles aux affinités montagnardes (Lézard des souches) à méditerranéennes (Lézard ocellé, Psammodrome algire…)

Grand rhinolophe - © Vincent Rufray {JPEG} Plus de 20 des 34 espèces françaises de chiroptères (chauve-souris) présentes sur le territoire, liées à l’abondance des zones rupestres et grottes auxquelles s’ajoutent le patrimoine bâti et minier. Parmi les plus vulnérables citons le Murin de Capaccini, le Rhinolophe euryale ou encore le Minioptère de Schreibers.

Oxygastra curtisii - © Xavier Rufray {JPEG}Une diversité d’entomofaune unique à forts enjeux est également présente avec des espèce tels que l’Agrion bleuâtre, la Cordulie splendide, le Damier de Godart…

Cette richesse et cette diversité sont néanmoins menacées par :

  • L’aggravation de la fermeture des milieux consécutive à la déprise agricole et viticole.
  • La dégradation de la qualité des cours d’eau en lien avec l’accroissement des pressions sur la ressource (pollutions agricoles, eaux usées des villages) dans un contexte de déficit en eau sur une grande partie du territoire et d’augmentation probable des besoins.
  • L’installation des parcs éoliens, de parcs photovoltaïques et de carrières particulièrement impactante sur le domaine vital des grands rapaces et des passereaux méditerranéens mais également consommatrices de milieux naturels remarquables.
  • Le dérangement des espèces, en particulier des grands rapaces nicheurs, par les loisirs de nature.
  • La baisse de la biodiversité consécutive au changement climatique, notamment dans les milieux aquatiques et humides avec des conséquences graves sur les espèces très vulnérables (Écrevisse à pattes blanches, Euprocte des Pyrénées).

1 : Inscrits comme Quasi Menacés sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature